La fin du monde, une rétrospective
                                                                            

Donald Trump et la banalité du mal

Puis, dans nos spectaculaires médiocraties, viendra l’heure de la banalité du mal. Pas de panique, la peur ne donne rien de bon: c’est une réaction instinctive, animale, non réfléchie. Relativisez, soyez raisonnables, nous diront les experts de la République et de ses mécanismes, perchés sur ses ruines. Il s’agit désormais d’appeler Bozo le clown “Monsieur le Président Bozo”, car ne pas respecter la fonction ce serait ça le début du travail de sape véritable de la démocratie. Et tout ira pour le mieux dans le meilleur des systèmes possibles. There Is No Alternative, anyway.

Le dernier refuge de la décence sera désormais dans la répétition. Donald Trump n’est pas un Monsieur, n’est pas un Président, Donald Trump est (et n’est que) un fasciste. Tout comme Marine Le Pen est (et n’est que) une fasciste.

Tout média appelant Donald Trump Monsieur, Président, ou Monsieur le Président est un média collaborateur, discrédité à vie. Pas grave me direz-vous, la vie de la liberté d’expression ne sera probablement pas longue. Ce ne sera pas douloureux.

Donald Trump fasciste