La fin du monde, une rétrospective
                                                                            

L’alphabet du graphisme

« Wired » ne déçoit jamais. La vieille Bible indigne de l’Internet est toujours la première à couvrir et découvrir les grands sujets technologiques de société qui comptent, avec son armée de journalistes de haute volée. Par exemple, , « Wired » avoue qu’il n’a réussi à recueillir strictement aucune information pertinente ou simplement concrète sur la restructuration de Google sous l’ombrelle de la nouvelle holding Alphabet. Tout ce qu’on en connaît dans l’immédiat, c’est son logo. Et c’est à cela qu’on reconnaît les pros du journalisme: ben du coup, puisqu’on n’a que ça, on va analyser le logo. C’est bien connu, les logos, tu les mets sur un divan et il y a tout l’inconscient et les pulsions secrètes qui sortent. Surtout si l’analyste est un graphiste. Ils s’y connaissent grave en structures de holdings, ça va forcément être passionnant. Et donc, bon, il en ressort surtout que ça fait sérieux, que les patrons de Google sont sortis de l’adolescence, mais que le bas du a minuscule n’est pas assez gras s’ils impriment leur logo en petit. Par contre le trou du a minuscule est en forme de goutte d’eau, ce qui est potentiellement rigolo. Seuls des graphistes peuvent nous donner d’aussi grandes leçons d’intelligence du monde en partant d’un événement par ailleurs totalement anecdotique (ce qui est la marque des grands artistes): la restructuration de la multinationale qui estime que les fondements mêmes de la communication entre êtres humains est leur propriété privée, comme indiqué par son nom. Ce qui n’est pas anecdotique en revanche, c’est la goutte d’eau. Parce que c’est vachement rigolo. Bref, si vous ne lisez qu’un article à propos d’Alphabet, lisez celui-là. Merci les graphistes, fucking mind-blowing comme d’hab’.

alphabet-rigolo

Et tant que non-graphiste, j’ai tout de même moi aussi une théorie. Mais je vais la raconter en BD.