La fin du monde, une rétrospective
                                                                            

Mes 12 bonnes nouvelles de 2015

C’est les fêtes, il faut bien se remonter le moral. Donc votre « journal de référence » vous sort les 12 bonnes nouvelles de l’année 2015. On rééquilibre, quoi. On a un peu vite oublié que 2015, c’était aussi l’année où Apple avait sorti des émoticônes jaunes citron pour les Chinois, où une aurore boréale avait eue lieu en Normandie et où 1 famille de réfugiés avait été sauvée (oui, une, les réfugiés c’est comme les chèques, faut écrire en chiffres et en lettres pour être certains). Bref, remettons les choses en perspective. Mais comme un « journal de référence » est nécessairement objectif, on nous précise tout de suite que ce choix est forcément subjectif. Du coup je me suis dit que, même si je publie légèrement moins d’articles que « Le Monde » et que je ne suis pas une référence, j’avais toute licence pour donner mes bonne nouvelles de 2015 à moi.

Janvier, c’est perplexité

Thomas Friedman

On commence évidemment par le Forum Economique Mondial à Davos, mon péché mignon. A cette occasion, Thomas Friedman, héraut de l’économie de marché libre à la fibre poétique obscure, sort sa phrase la plus incompréhensible en date — même si je crois profondément à sa capacité à se surpasser à l’avenir.

Le Printemps arabe n’échoue pas par manque de bande passante, mais par manque de compréhension humaine qui ne peut seulement survenir que lorsque quelqu’un a quinze minutes de retard pour le petit déjeuner et que vous lui dites « merci d’être en retard ».

Ce qui, au Forum Economique Mondial, provoque des applaudissements triomphaux. Pour en savoir plus, je vous suggère l’article de Felix Salmon, « What on earth was Thomas Friedman talking about? ».

Février, c’est choré

sexy nazis

La sortie de meeting de UKIP, les fachos anglais, est perturbée par la troupe de théâtre qui joue « The Producers » de Mel Brooks, venue en tank leur chanter gracieusement « Springtime for Hitler » au pas de l’oie.

Mars, c’est bichon maltais

bichon maltais

Après la diffusion de mon mini-doc « Sexe, drogue et Pif le chien » sur Arte Creative, je me rends soudainement compte que mon site est désormais majoritairement fréquenté par des zoophiles égarés.

Avril, c’est banquier fouetté

nazdaq

Une des cadres en charge des placements financiers à la Banque centrale de Hollande est brutalement remerciée. Sa direction n’apprécie pas son deuxième travail du soir: dominatrice nazie sous le pseudo de « Conchita van der Waal ».

En mai, lis ce qu’il te plaît

On apprend que Ben Laden, dans son compound, avait sur sa table de nuit deux livres de Chomsky et une enquête d’investigation sur le rôle des Illuminatis dans l’attaque du 11 septembre.

Juin, c’est ensoleillé

insee reprise

L’INSEE annonce avec fracas que la reprise… est là? arrive? est sur le point de poindre?… Non, « la reprise se diffuse ». Cette fois la France est sauvée.

Juillet, c’est plié

C’est le grand retour de la Troïka à Athènes. Comme disent alors nos experts « La Grèce ne pouvait pas prendre le risque de rester seule ». Cette fois la Grèce est sauvée.

Août, c’est les vacances d’été

graphiste

Et on aime faire des jeux de plage et des quizz en bronzant. Par exemple, « êtes-vous un graphiste?« .

Septembre, c’est sincérité

Dans un tweet époustouflant, le Forum Economique Mondial nous annonce que la Chine a vraiment colonisé le monde entier. La géopolitique s’en trouve considérablement simplifiée.

Octobre, c’est interactivité

lexique

Pour apporter ma pierre philosophale à l’édifice délinéarisé de la révolution numérique en marche, je mets en ligne mon indispensable Lexique des nouveaux médias et de l’Internet mondain.

Novembre, c’est volupté

vieenrouge

Apparemment le monde entier s’accorde pour dire que vivre en France, c’est niquer l’après-midi dans des miettes de croissant en se prenant sauvagement sur des tables en terrasse tout en buvant des coups et sans jamais bosser. Je suis juste un peu vexé qu’on ne m’ait pas prévenu plus tôt.

Décembre, c’est pas encore tout à fait réglé

Et je ne veux présager de rien.