La fin du monde, une rétrospective
                                                                            

« Web-bullshit », un mot-valise qui ne prête pas à confusion

C’est la nouvelle édition du festival I Love Transmedia. Si vous ne le savez pas, vous êtes complètement hors-jeu. Parce qu’ils s’y dit des choses capitales pour l’avenir de la consommation de produits. Culturels, pardon, j’avais consommé l’adjectif.

Je n’ai aucune intention d’être exhaustif sur le sujet parce qu’après ce premier agacement, j’avais déjà mieux à faire de ma vie. Vous me direz que dans ce cas, pourquoi même être allé voir ce qui se disait sur le sujet? C’est très simple: c’est un peu comme quand on a mal à une dent. On sait qu’il ne faut pas la toucher et pourtant on n’arrête pas de passer la langue dessus.

Donc, d’abord j’apprends:

Déjà c’est magnifique. Ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu les aphorismes de Joël, je suis en joie. The King of Bagou is back, motherfuckers! J’avais craint, après qu’il ait échoué à hacker la linéarité de Radio France, de ne plus pouvoir me repaître de sa cyber-sagesse. Ouf. Mais ce n’était qu’un début. Je vois:

Je sais désormais grâce au type qui trouve qu’on n’a pas réussi à hacker la linéarité du récit documentaire qu’il faut être vigilant avec les mots qui prêtent à confusion. Ça m’aide grave à penser juste.

Et on n’en a pas terminé avec les problèmes sémantiques:

Eh ben là, au moins, y a plus de confusion, ça confirme tout ce que je supposais de l’industrie de la culture sur les nouveaux médias.
Cela dit moi aussi j’ai une proposition de nouveau terme:

Web-bullshit

Stop it. Please. Vous insultez votre propre intelligence. Supposée. De par le fait que vous êtes invités à donner votre opinion à la Gaîté Lyrique, plutôt que, mettons, chômeur en province. C’est tout. C’est vraiment tout. A ce stade de connerie et de toxicité pour la culture, tout le reste est discutable. Pour l’instant, tout ce que vous avez réussi à prouver, c’est que vous étiez des suppôts du grand capital.

Et pour conclure, car je suppose que ce que vous désirez au plus profond de vous-mêmes, comme moi, ce sont des décrypteurs de cyber-tendances, je vois

Et là je tente un petit retour chronologique, complètement sorti de mon chapeau (mais fondamentalement juste):

2009: Le Web révolutionnera-t-il la mise en scène?
(merde ça a foiré, faut qu’on trouve un autre truc)

2010: La délinéarisation révolutionnera-t-elle la mise en scène?
(fuck)

2011: Le multi-écrans révolutionnera-t-il la mise en scène?
(on dirait que tout le monde s’en fout, meeeeerde…)

2012: La tablette révolutionnera-t-elle la mise en scène?
(qu’est-ce que c’est que ces cons qui se servent de leurs tablettes pour lire des journaux normaux et regarder des vidéos normales)

2013: Le serious game révolutionnera-t-il la mise en scène?
(mince, contradiction dans les termes)

2014: La 4G révolutionnera-t-elle la mise en scène?
(je peux pas vous répondre, là je reçois pas)

2015: voir plus haut.

i fuck transmedia

PS: Incroyable! Dans le panel Réalité virtuelle, il y a mon préféré, le Grand Manitou (et n’importe quoi) de la Web-bullshit!